« On continue en anglais ? Tout le monde comprend cette langue. »

18 mars 2026
CATÉGORIE : Aperçus sectoriels

Pourquoi cette hypothèse nuit-elle au message de votre événement ou de votre réunion ?


Vous êtes assis dans une salle de réunion à Bruxelles. Le café est prêt, tout le monde afflue peu à peu, ordinateur portable ouvert. Autour de la table : des collègues des territoires néerlandophone et francophone. Sur le papier, tout est bien préparé.

Et puis, avant même d’avoir bien commencé, vient le moment qui est devenu presque habituel.

Quelqu’un pose une question. Quelqu’un d’autre cherche un moment les mots justes. Et soudain, quelqu’un dit : « On pourrait continuer en anglais ? Ce sera plus facile. »

Tout le monde acquiesce. Nous pouvons continuer.

Seulement… c’est souvent le début d’une réunion qui se déroule à un rythme rapide mais qui manque de profondeur.


L’anglais vous aide à progresser, mais ne met pas tout le monde sur un pied d’égalité

En Belgique, 58 % de la population déclare parler suffisamment l’anglais pour tenir une conversation.

En outre, 46% des non-francophones peuvent s’exprimer en français, 17% des non-germanophones en allemand et 13% des non-néerlandophones en néerlandais.

Ces chiffres rendent l’anglais attrayant en tant que langue commune : efficace, pratique et apparemment inclusif. Mais « être capable de tenir une conversation » n’est pas la même chose que :

  • exprimer clairement votre point de vue dans une discussion difficile
  • réagir rapidement à un contre-argument
  • nuancer quelque chose de sensible
  • oser interrompre lorsque vous ne comprenez pas quelque chose

Et c’est exactement ce dont vous avez besoin dans une réunion où des décisions doivent être prises.

Comparaison du pourcentage de compétences linguistiques en Belgique et dans l'UE27.
Source : Eurobaromètre spécial 540 – Les Européens et leurs langues – Belgique

Que se passe-t-il dans la pratique lorsque vous passez à l’anglais ?

C’est rarement un désastre. On reste poli. Cela reste professionnel. Mais vous voyez que l’atmosphère change.

1. Les gens deviennent plus prudents

Dans une deuxième langue, vous êtes plus enclin à « jouer la carte de la sécurité ». Phrases plus courtes. Moins de détails. Moins de nuances.
Pour une réunion de mise à jour, c’est encore possible, mais dans le cas de la stratégie, des RH, des budgets ou des dossiers sensibles, vous obtenez une discussion aplatie.

2. Les silences s’amplifient

Ce n’est pas parce que les gens n’ont rien à dire. C’est parce qu’ils ne se sentent pas à l’aise pour le formuler en anglais, surtout si cela doit aller vite.

Il y a ensuite ces moments où tout le monde acquiesce… et où personne ne demande rien. Alors que vous sentez qu’il se passe réellement quelque chose.

3. Quelques voix s’imposent d’elles-mêmes

Ceux qui parlent couramment l’anglais prennent (sans le vouloir) plus de place. Ils dirigent la conversation, donnent le rythme et fixent les limites. Les autres suivent.

Et si vous n’avez pas de chance, le groupe commence à réagir après coup dans les couloirs – dans sa propre langue. C’est trop tard. Et cela vous coûte de l’énergie pour le suivi.

4. La culture joue le jeu

La langue et la culture vont de pair. Dans certaines équipes, il est normal de réagir rapidement et directement. Dans d’autres contextes, on réagit plus prudemment, indirectement ou avec plus d’attention à la hiérarchie.

Dans une réunion anglophone, cette différence se remarque plus rapidement. Ceux qui sont moins sûrs d’eux en anglais se retirent plus facilement. Vous entendez donc surtout les voix les plus affirmées, mais pas toujours les meilleures idées.

5. Le silence n’est pas synonyme de consentement

Parfois, le silence signifie simplement : j’ai à moitié compris ou je veux vérifier cela, mais je ne vais pas le dire maintenant.
Ces choses reviennent plus tard. Dans les malentendus. Dans les courriels. Dans une décision qui doit être remise sur la table.


L’accessibilité linguistique : une chose que l’on planifie, pas une chose que l’on espère

Si vous voulez que tout le monde s’entende et discute, vous devez leur faciliter la tâche. Cela peut se faire de différentes manières, en fonction de votre réunion.

1. La traduction simultanée lorsque la nuance est importante

Lors des comités d’entreprise, des réunions des parties prenantes, des réunions des conseils d’administration internationaux… vous ne voulez pas de bruit sur la ligne.

Grâce à l’interprétation simultanée, chacun peut s’exprimer dans la langue qu’il maîtrise le mieux et écouter dans la langue qui lui parvient le plus rapidement. Cela élimine la barrière et rend la discussion plus riche.

2. Sous-titres en direct comme support supplémentaire

Les sous-titres en direct sont utiles si vous :

  • avez de nombreux locuteurs non natifs
  • utilisez des termes techniques
  • avez un public hybride
  • êtes dans une salle où le son n’est jamais vraiment idéal

Il n’est pas nécessaire de modifier votre format, mais vous pouvez le rendre plus facile à suivre.

3. Traduction AI : intelligente, si vous l’utilisez correctement

L’IA peut être un bon complément pour fournir des langues supplémentaires ou pour passer rapidement d’un sujet à l’autre. Mais pour les sujets sensibles ou les discussions où la nuance est essentielle, il est préférable de garder un esprit critique. Une machine « traduit » mais n' »interprète » pas comme le fait un humain.


Un test simple pour votre prochaine réunion

Posez-vous les questions suivantes :

Les gens doivent-ils se contenter de suivre ? Ou voulez-vous qu’ils aident à donner une orientation ?

Si la seconde est importante, il est presque toujours utile de tenir compte de la langue dans la conception de votre réunion.


Comment duvall gère cette situation

Chez duvall, nous ne commençons pas par une liste de produits. Nous partons de votre situation.

Qui est présent dans le public ? Quelles sont les langues concernées ? Quel est le degré de sensibilité du contenu ? Quel degré d’interaction attendez-vous ? Sur place, hybride, livestream ?

Ensuite, nous mettons en place une configuration qui semble logique : la traduction simultanée là où elle est nécessaire, le sous-titrage là où il est utile, et l’IA là où elle apporte vraiment quelque chose.

Pour que tout le monde soit inclus. Et surtout : pour que chacun ose participer.

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